Rockstar Games avait passé un long moment a essayer de développer un jeu d'espionnage en monde ouvert, sans succès. Le co-créateur des plus grands GTA revient sur cet échec en interview.
Au cours d'un récent entretien, Dan Houser a révélé pourquoi le jeu Agent n'a finalement jamais vu le jour chez Rockstar Games. Annoncé en 2009, ce jeu d'espionnage en monde ouvert est finalement tombé dans l'oubli. 17 ans plus tard, l'un des pères de GTA 3 et de ses suites donne les raisons qui ont poussé la firme étoilée à simplement abandonner le projet.
Pourquoi Rockstar n'a pas réussi à terminer Agent, son jeu d'espionnage ?
Rockstar avait marqué un grand coup à l'E3 2009 en révélant sa nouvelle licence exclusive à la PS3, baptisée Agent. Sortant de ses formules habituelles, la firme étoilée voulait passer à une autre recette avec un jeu d'espionnage se déroulant dans les années 1970, en pleine Guerre froide. Cerise sur le gâteau : il devait proposer un vaste monde ouvert, rien de mieux pour allécher les joueuses et joueurs de l'époque.
Sauf que 17 ans après, Agent n'a toujours pas vu le jour et il ne le fera pas. Rockstar a tout bonnement abandonné le projet, sans même faire une annonce officielle d'annulation. Les raisons de cette coupure nette ont été données bien longtemps après. Dan Houser, co-fondateur du studio, est encore revenu sur le sujet dernièrement au micro de nos confrères d'IGN.
Au cours de son entretien, Dan Houser a pu se remémorer l'époque du développement d'Agent. Il a ainsi dévoilé que Rockstar n'avait en fait jamais trouvé comment rendre le jeu vraiment fonctionnel et intéressant :
Nous avons essayé de créer un jeu d'espionnage en monde ouvert avec deux ou trois équipes différentes, mais nous n'avons pas réussi à trouver la bonne formule.
Dan Houser, pour IGN.

Un monde ouvert incompatible avec les codes du jeu d'espionnage
Cette déclaration a de quoi étonner de la part de Rockstar Games. Le studio est quand même à l'origine de GTA 3, l'un des titres qui a changé la face des open-world, et de ses suites. Mais la firme étoilée n'a finalement pas réussi à relever le défi Agent. Dan Houser explique cela par une incompatibilité profonde entre la structure en monde ouvert et le genre de l'espionnage.
Dans l'interview, il explique qu'à ses yeux, les jeux d'espionnage doivent proposer un rythme soutenu avec souvent des déplacements réguliers entre des zones géographiques très éloignées. On le constate très bien avec le denier jeu James Bond d'IOI, 007 First Light, qui colle parfaitement à cette description et qui est un titre linéaire en couloir.
Or, pour Dan Houser, un jeu en monde ouvert doit permettre l'exploration et offrir une grande liberté d'action. Il aime aussi l'idée qu'on puisse y prendre notre temps. Et c'est bien ce qu'à réussi à faire Rockstar avec les GTA justement. Mais, dans le cas d'Agent, « Ça n'a jamais vraiment fonctionné », conclut-il.
Source : IGN.